CASE STUDY
Fake News lors de l'épidémie de COVID-19
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Par exemple, en Iran, plus de 700 personnes sont mortes d'intoxication alcoolique en croyant à tort qu'une quantité élevée de méthanol dans le sang pouvait protéger l'organisme du virus. Dans un cas notoire de désinformation grave, la communauté scientifique indignée a condamné les déclarations du président américain, suggérant d'ingérer de l'eau de Javel comme traitement contre le COVID-19.

Une étude parue le 10 août 2020 dans le American Journal of Tropical Medecine and Hygiene, a analysé 2 311 “informations” liées au coronavirus publiées en 25 langues et dans 87 pays. Parmi ces publications, 2 049 (soit 89%) n’étaient que des rumeurs, 182 (7,8%)  étaient considérées comme des théories complotistes et 82 (3,5%) relevaient d’un rejet de la réalité. Une seule fake news (à propos de la consomation de méthanol pour désinfecter le corps et tuer le virus) a mené au décès de 800 personnes et à l’hospitalisation de 5 876 autres.

Le Centre John Hopkins pour la Santé et la Sécurité - une des sources les plus fiables de données relatives à l'épidémie mondiale de COVID-19, ainsi qu'un des principaux centres scientifiques dans la lutte contre COVID-19 - a fait une annonce publique mettant en garde contre des rapports et des recommandations totalement inexacts publiés en son nom, mais sans aucun lien avec son personnel.

Twitter a également sa part de responsabilité. Selon Bot Sentinel, le plus grand ensemble de données au monde sur les activités des robots en ligne, le 26 mars, en l'espace de seulement 24 heures, les robots ont été responsables de 1 627 tweets trompeurs liés au virus.

Comment reconnaitre un robot et le distinguer d’une personne réelle ? Avec un peu d’expérience, il est très simple de reconnaître un profil robot :

  • Pas d'abonnés (followers)
  • Pas de photo de profil (ou photo de profil volée)
  • Activité très rare en dehors du profil, ne commentent pas sur les profils des autres
  • Récent sur la plateforme
  • Contributions générées au hasard
  • Présence sociale à thème unique : conspiration et alarmisme

À un moment donné, la situation était si grave que Google, Facebook, LinkedIn, Microsoft, Reddit, Twitter et YouTube ont décidé de s'engager dans une action commune contre la désinformation liée au COVID-19. Ils ont même publié une déclaration conjointe contre les Fake news.

D'autre part, ces plateformes garantissent à leurs utilisateurs les informations les plus fiables et scientifiquement exactes, ce qui permet de fournir des données actualisées et en temps réel.

L'UNESCO a elle aussi pris très au sérieux l'effet "pandémie sociale" :

"L'UNESCO s'efforce également d'aider les citoyens à devenir plus critiques à l'égard de ce qui leur est présenté en ligne et ailleurs, comme un fait, afin qu'ils soient moins susceptibles de croire, et de répandre, des mensonges. L'agence utilise les hashtags #PensezAvantdePartager, #PensezAvantdeCliquer, et #PartagezleSavoir, et promeut l'idée que les droits à la liberté d'expression et à l'accès à l'information sont les meilleurs remèdes aux dangers de la désinformation".

Source: During this coronavirus pandemic, ‘fake news’ is putting lives at risk,

L'Organisation mondiale de la santé a fait de même. Vous remarquerez peut-être que le moteur de recherche Google vous dirigera toujours vers le site officiel de l'OMS pour toute recherche liée à la COVID-19. Cela s'est produit récemment, lorsque Google et la direction de l'OMS se sont réunis pour discuter de solutions efficaces pour contenir la "pandémie sociale" et assurer aux internautes l'environnement numérique le plus sûr possible. La section "au-delà des idées reçues" du site web de l'OMS répertorie 28 informations erronées courantes sur COVID-19. Chacune d'entre elles est scientifiquement vérifiée et " démasquée " : si vous avez le moindre doute sur ce que vous avez vu sur Internet, n'hésitez pas à visiter le site et à en partager le contenu avec vos connaissances.


 Mots clés

Les fake news menacent des vies


 Objectifs/Buts:

Pendant l'épidémie mondiale de COVID-19, les fake news liées au virus se sont répandues aussi vite que la pandémie elle-même. Les fake news sur COVID-19 sont incroyablement dangereuses car, comme certains l'ont signalé, "[...] elles intègrent ce qui semble être des conseils venant de professionnels de la santé mais qui s'avèrent être erronés et dans certains cas dramatiques".

 


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